Qu’est-ce que l’EcoIndex et comment est-il calculé ?

EcoIndex utilise 3 critères techniques, mesurables directement dans le navigateur et qui conditionnent la performance d’un site :

  1. La complexité de la page (nombre d’éléments DOM) : Nombre de paragraphes, titres, listes, images ou autres éléments HTML présents sur la page. Plus la page est complexe, plus elle est coûteuse à traiter pour la machine, plus l’impact environnemental augmente.
  2. Le nombre de requêtes HTTP par page :
    Pour chaque affichage d’une page Web, le navigateur interroge le serveur pour récupérer les fichiers nécessaires (code, images, polices d’écriture, logo, etc.). Plus il y a de requêtes, plus les serveurs sont sollicités pour envoyer les données, plus ils consomment de ressources.
  3. Le poids de la page :
    En 30 ans, le poids moyen d’une page web a été multiplié par 200 : de 14Ko en 1995 à environ 2.900ko en 2026. Or ce poids pèse directement sur les serveurs, les machines et l’infrastructure réseau.

Ces trois mesures sont pondérées et combinées pour déterminer un score brut entre 0 et 100, qui est lui-même converti en une note de A à G. Le score médian des sites se situe généralement à D.

Comment notre site a-t-il obtenu un EcoIndex A  ?

Ce sont les bonnes pratiques d’éco-conception mises en œuvre dès la conception du site qui nous permettent d’atteindre ces excellents scores d’EcoIndex :

  • Une bonne analyse des besoins de départ pour limiter les fonctionnalités à développer au nécessaire et faciliter l’accès à l’information utile
  • Une arborescence et une structure claire qui réduisent les aléas de navigation
  • Un design simple et épuré, sans carrousel, pour limiter le chargement d’éléments décoratifs 
  • Un développement dans les règles d’écoconception : limiter le poids des page et le nombre d’animations, favoriser la pagination, simplifier le code CSS qui définit la mise en page, optimiser le poids et le chargement à la demande des images, etc.. 
  • Un hébergement responsable chez l’hébergeur suisse Infomaniak, engagé bien au-delà de la seule utilisation d’énergies renouvelables.

EcoIndex mesure-t-il la performance ou l'éco-conception ?

Les critères d’EcoIndex (complexité, requête, poids) recoupent en partie les indicateurs classiques de performance web (vitesse de chargement, fluidité). Mais leur finalité diffère : Ecoindex ne cherche pas à mesurer le confort de navigation, comme le fait la performance. Il utilise ces indicateurs pour évaluer la consommation de ressources (énergie, serveurs, matériel). Performance et éco-conception se renforcent ici mutuellement : un site plus léger est généralement plus rapide et moins gourmand en ressources.

Pourquoi préfère-t-on l’écoconception à la seule performance ?

La performance optimise un site pour l’internaute et les moteurs de recherche, l'éco-conception vise, elle, à réduire l'empreinte environnementale globale du site tout au long de son cycle de vie : conception, hébergement, utilisation, fin de vie du matériel. Un site bien conçu peut souvent atteindre les deux objectifs simultanément, mais dans certains cas ces logiques peuvent aussi diverger. La vraie réponse consiste à partir d'une réflexion de sobriété dès la conception, plutôt que de vouloir corriger a posteriori.

Questions fréquentes

  • Qu’est-ce qu’un bon score Ecoindex ? Une note A ou B, ce qui correspond à un score brut entre 70 et 100. La médiane des sites français se situe autour de D
  • Quelle est la différence entre EcoIndex et Lighthouse ? EcoIndex calcule la performance environnementale d'une page à partir de sa complexité, du nombre de requêtes et de son poids. Lighthouse mesure la performance technique, perçue par l'utilisateur (vitesse, accessibilité, SEO). Ces deux approches sont complémentaires.
  • Comment améliorer l'EcoIndex de mon site ? Compresser et réduire les images, charger les images en « mode paresseux » (elle n’est chargée que lorsque l’internaute arrive à sa hauteur) simplifier le design, limiter le nombre d'éléments HTML et de requêtes serveur, éviter les animations superflues et choisir un hébergement responsable.